14/02/2009

Saint Valentin et les politiques (nouvelles en vrac)

1° Election de Corine Mauch au Conseil municipal de Zurich
Avec l'élection de Corine Mauch (PS), la ville de Zurich compte désormais, après Bienne et Renens, une politicienne ouvertement lesbienne au sein de l'exécutif. Pour la mairie, un second tour sera nécessaire.

Dimanche 8 février, portée par plus de 46'000 voix, l'ingénieure agronome de 48 ans a accédé à l'exécutif municipal zurichois. Toutefois, dans la course à la sucession du maire sortant, Elmar Ledergerber (PS), la rivale Kathrin Martelli (PRD) a obtenu 1288 voix de plus, ce qui rend un deuxième tour nécessaire.

Cette élection au conseil municipal  fait que Corine Mauch sera d'office la première oratrice sur le podium de l'EuroPride du samedi 6 juin 2009, comme l'association EuropPride09 l'a fait savoir dans un communiqué.On compte en Suisse deux autres politiciennes ouvertement lesbiennes qui ont accédé à une fonction exécutive dont Barbara Schwickert (Verts) élue en automne 2008 à Bienne.


2° Un membre de PINK CROSS candidat au Parlement cantonal soleurois
Le 8 mars, le canton de Soleure renouvelle son parlement. Parmi les candidats figure un membre de PINK CROSS: Hardy Jäggi (SP).
Lire l'intégralité de cette news (y compris  photo et appel à soutien Facebook) sur la version en allemand du site de PINK CROSS.

3° Adrian Ramsauer au Conseil de district de Winterthur
Adrian Ramsauer, avocat à Winterthur, ouvertement gai et membre de PINK CROSS, a été élu au Conseil de district de Winterthur avec 79% des voix (24'021).

Le Conseil de district, qui exerce un rôle de surveillance sur la ville les communes rurales compte cinq membres (2 UDC, 1 Rad, 1 PS, 1 Verts). ) Adrian Ramsauer exerce sa profession d'avocat à Winterthur. Il conseile à PINK CROSS à titre gracieux. Il est également co-auteur de la brochure Conseils juridiques pour les couples du même sexe – disponible gratuitement  pour les membres de LOS et PINK CROSS - en allemand seulement. NB: En français, on peut toujours obtenir, sur le site de PINK CROSS,  des contrats-modèles pour couples partenariés ou non.

Et les Romand-e-s dans tout ça?
A lire ces dépêches, on pourrait croire que les esprits politiques romands sont tellement en avance, tellement libéraux et libérés,  que l'orientation sexuelle va de soi. Dire simplement et sans cérémonie  qu'on est gai ou lesbienne serait  tomber dans la  ringardise, serait-ce succomber au mauvais goût, serait-ce sombrer dans le ridicicule qui tue. "Ma vie privée ne regarde personne et je ne vous dirai pas, en ce jour de la Saint-Valentin, pour qui je ferai ma vaisselle annuelle."

En disant "Ma vie privée ne regarde personne, on sous-entend qu'elle pourrait avoir une connotation négative et fâcheuse pour des tiers, comme dans le cas de l'adultère. Pour la personne qui la dit, ou pour les tiers qu'elle entend protéger, cette invocation n'est pas si honorable et fletteuse, si révolutionnaire-émancipatrice ou si libérale-libératrice qu'elle en a l'air.

N.B. La question vise les Romand-e-s qui sont en exercice ou l'ont été dans un exécutif cantonal. Car on sait bien, autrement, que dans le canton de Genève, des politicien-ne-s  ouvertement gais ou lesbiennes ont été élu-e-s au parlement municipal ou cantonal. Au niveau de l'exécutif communal, Tramelan a donné l'exemple. (Note ajoutée à 11h25)