05/05/2011

Décision négative du TF sur l'adoption par une mère lesbienne

COMMUNIQUE LOS / PINK CROSS / FAMILLES ARC-EN-CIEL

Aujourd’hui, lors d’une audience publique du Tribunal fédéral, il a été décidé qu’une mère lesbienne ne pouvait adopter l’enfant de sa partenaire. Le Tribunal fédéral n’a argumenté que sur le fait qu’il n’existait pas de discrimination par rapport aux couples hétérosexuels dans ce cas,  puisque le délai pour une adoption pour les couples mariés est fixé à 5 ans. Le couple de femmes vit en partenariat enregistré depuis trois ans, cependant, le partenariat enregistré n’est entré en vigueur qu’en 2007. Cette décision représente dès lors une évidente discrimination.

La plaignante vit en partenariat enregistré, les deux femmes ont une enfant et chacune d’entre elles souhaite adopter l’enfant de l’autre, ceci afin d’assurer une sécurité juridique en cas de décès de la mère biologique. L’article 28 de la loi fédérale sur le partenariat enregistré et dès maintenant la décision du Tribunal fédéral donne aux autorités de tutelle la possibilité, en cas de décès de la mère biologique, de ne pas laisser l’enfant auprès de la co-mère, ou dans le cas d’une séparation, de refuser le droit de visite, puisqu’il n’existe pas de lien biologique.

La loi contredit le principe du bien être de l’enfant.

Les organisations faitières signataires mettent tout en œuvre afin d’éliminer cette discrimination. Samedi 7 mai dans l’après-midi aura lieu une manifestation sur la place fédérale, afin de démontrer à la population et aux autorités que les enfants des familles arc-en-ciel existent déjà et qu’il est nécessaire aujourd’hui d’adapter les lois existantes.

Au Parlement, deux motions sont actuellement en suspens qui devront être débattues ces prochaines semaines. La motion de Mario Fehr demande la possibilité d’adopter l’enfant du partenaire au sein d’un partenariat enregistré ; celle de Katharina Prelicz-Huber demande l’adoption générale. Il est important que ces motions soient acceptées, même si le Conseil Fédéral les rejette. Celui-ci prétend, en connaissance de cause, que la population ne serait pas prête à une telle acceptation.

28/04/2011

Evénements d'ordre hétérographique

 

 

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Communiqué de Hétérographe

Revue des homolittératures ou pas:

 

Le nouveau numéro d’Hétérographe arrive avec les lapins de Pâques : il sera présenté à travers deux rencontres:

 

  • le 30 avril par une soirée de lectures (19h30, Espace Dialogai, 11 rue de la Navigation, Genève) et

  • le 1er mai avec un apéro convivial (13h, Stand « Le social en lecture », Palexpo).

 

A cette occasion, nous accueillerons à Genève deux des auteurs de cette cinquième livraison – Gilles Sebhan et Alban Lefranc –, ainsi que le plasticien genevois Diego Sanchez, qui présentera son travail photographique sur les traces de Leni Rifenstahl.

 


 

Ce numéro est spécialement riche en découvertes: des Caraïbes colombiennes (Rómulo Bustos Aguirre) à la Russie des année trente (Leonid Dobytchine), en passant par la Croatie (Dubravko Pusek) et les États-Unis (J.R.Robillard) et bien évidemment par la France (Gilles Sebhan, Alban Lefranc, Laurent Herrou), « Hétérographe » propose des voix singulières et corsées, avec une attention particulière à la marge et à l’inattendu.

 

Deux entretiens importants enrichissent cette livraison : avec l’auteur américain culte Dennis Cooper et avec la décoiffante juriste franco-argentine Marcela Iacub; tandis que les articles de Gianni Haver, Edward Burns et Fernando Carvajal Sánchez s’intéressent à la construction du « corps sportif », à Gertrude Stein et Alice Toklas, et à un cas de médiation réussie entre un groupe de jeunes et une transsexuelle

 

www.heterographe.com

12/04/2011

Succès de la Conférence nationale sur les familles-arc-en-ciel

C’est samedi 9 avril que la Conférence nationale sur les familles arc-en-ciel a eu lieu au Kornhausforum de Berne. La situation actuelle des familles arc-en-ciel en Suisse a été présentée au moyen de débats, d’exposés et de témoignages. La revendication principale de l’association nationale Familles arc-en-ciel est le droit à l’adoption pour les couples homosexuels. Or, les personnalités politiques invitées estiment que l’interdiction d’adopter, inscrite dans la loi sur le partenariat enregistré, sera supprimée au plus tôt en 2016.

 

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La salle était comble : plus de 200 personnes se sont rendues samedi au Kornhausforum de Berne. « Nous sommes surpris et heureux de voir à quel point notre association et nos revendications suscitent de l’intérêt », a déclaré Maria von Känel Scheibling, vice-présidente de l’association faîtière Familles arc-en-ciel. Des spécialistes en psychologie, en sociologie et en droit ont présenté l’état actuel des recherches en matière de familles arc-en-ciel. Ce terme s’applique aux familles dans lesquelles un parent, au moins, se reconnaît comme homosexuel, bisexuel ou transsexuel.

Le docteur Lisa Green de Constance a commenté des études réalisées auprès de « familles lesbiennes planifiées » (par opposition au cas de figure où les enfants seraient issus de relations hétérosexuelles antérieures). Toutes mènent au constat que les mères lesbiennes ne sont ni pires ni meilleures que les mères hétérosexuelles. De la même façon, il a été observé que les enfants de familles arc-en-ciel ne se font pas plus embêter par leurs camarades et ne « deviennent pas plus homosexuels » que les autres enfants. Ils se portent tout aussi bien qu’eux. « Ce n’est pas l’orientation sexuelle des parents qui est importante, mais le climat dans lequel les enfants grandissent », explique Lisa Green. Il n’y a ainsi aucune raison d’interdire aux lesbiennes l’accès à la procréation médicalement assistée et à l’adoption, ce qui est pourtant le cas aujourd’hui en Suisse.

De son côté, le docteur Heidi Simoni, directrice de l’institut Marie Meierhofer de Zurich, insiste sur le fait que la qualité de la relation entre l’enfant et la personne qui l’élève est déterminante pour le bon développement de ce premier. « Etre un bon parent n’a aucun lien avec le sexe ou l’orientation sexuelle », dit-elle en se demandant si l’idéalisation du schéma familial «papa, maman et les enfants» était bien fondée.

Un moment fort de la conférence a été la discussion avec trois jeunes adultes ayant grandi dans des familles arc-en-ciel. Les invités ont parlé de façon très positive de leur expérience. Leur optimisme était très touchant et encourageant

Le pédagogue Christian Gertsch s’est ensuite exprimé en tant que père homosexuel. Il encourage ces pères, très nombreux selon lui, à sortir de l’ombre : « Ce n’est que si nous nous affirmons que la législation pourra évoluer. »

Se montrer et soutenir les intérêts des familles arc-en-ciel auprès des parlementaires est d’ailleurs la stratégie la plus prometteuse, selon les invités de la table ronde politique. « Vous devez vous montrer pour que vos enfants puissent exister », a déclaré Katharina Prelicz-Huber (Verts). En ce moment, deux motions sont en suspens au Conseil national. La première, déposée précisément par Mme Prelicz-Huber, vise à supprimer l’interdiction d’adopter pour les couples liés par un partenariat fédéral. La seconde, de Mario Fehr (PS), soutient l’adoption de l’enfant du partenaire uniquement. Les invités estiment que ces interdictions seront supprimées au plus tôt en 2016. L’association faîtière organise une journée d’action le 7 mai sur la Place fédérale.

COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION FAITIERE FAMILLES ARC-EN-CIEL

Berne, 10 avril 2011