22/06/2010

« Dans mon pays, ma sexualité est un crime »

Les Condamnés

Dialogai accueillera l'exposition

Les condamnés « Dans mon pays, ma sexualité est un crime »,

un projet photographique de Philippe Castetbon

du 23 juin au 14 juillet 2010

Cette exposition, montée en collaboration avec ONUSIDA, Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/sida, et le PNUD, Programme des Nations Unies pour le développement, et avec le soutien de l’amfAR, l'American Foundation for AIDS Research, est accueillie à Genève après avoir remporté un grand succès à Paris et Montpellier et avant d’être présentée à Vienne lors de la XVIII° Conférence internationale sur le VIH en juillet prochain.

Elle est un témoignage saisissant de la vie des homosexuels dans 51 pays qui interdisent encore l’homosexualité aujourd’hui, ces « condamnés » à la peur, au mensonge, à l’humiliation, à la mort parfois.

Les condamnés de P. Castetbon au Café OFF
Du 23 juin au 14 juillet 2010
Vernissage le 23 juin dès 18h30
Café OFF, l'espace libre de Dialogai
11-13 rue de la Navigation, Les Pâquis, Genève
022 906 40 40 – Cafeoff@dialogai.org

14/06/2010

Sondage Isopublic sur l'homoparentalité

COMMUNIQUÉ DE LOS ET PINK CROSS

Une majorité de Suisses favorables à une reconnaissance de l'homoparentalité

Une majorité de la population suisse est favorable à la reconnaissance des familles
homoparentales et à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels. C'est ce que montre
un sondage représentatif effectué par l'Institut de recherche d'opinion Isopublic effectué pour
LOS et PINK CROSS début juin auprès de 1007 personnes.

Ce mardi15 juin, une pétition devrait être remise à la chancellerie fédérale par l'association« Mêmes chances pour toutes les familles » afin de demander, notamment, une meilleurereconnaissance de l'homoparentalité. Dans ce cadre, les organisations faîtières homosexuelles LOS et PINK CROSS ont commandé un sondage à l'Institut Isopublic dontles résultats, collectés début juin auprès de 1007 personnes, montrent :

• que la nécessité d'établir un cadre légal pour ces familles est plébiscitée par 86,3% de la population,

• que la possibilité d'adopter l'enfant de son ou sa partenaire est reconnue par 2 Suisses sur 3 (65.8%)

• et même que l'adoption conjointe par des couples de même sexe, convainc, pour la première fois, la majorité du peuple suisse en passant la barre des 50% (53% d'opinions favorables).

Un plébiscite pour un cadre légal approprié

1) A la question 1 « En Suisse, des milliers d’enfants vivent d’ores et déjà dans le cadre de
familles homoparentales, c’est-à-dire incluant des partenaires de même sexe. Pensez-vous
que ces enfants devraient pouvoir bénéficier d'un cadre légal identique à celui d'autres
familles? Seriez-vous très favorable, plutôt favorable, plutôt contre ou totalement contre une
telle possibilité? » les Suisses et les Suissesses répondent « très favorable » à 52%, « plutôt
favorable » à 34,3% (soit 86,3% d'opinions favorables), « plutôt contre » à 5,6% et
« totalement contre » à 4,7%. (soit 10,3% d'opinions défavorables)

L'adoption de l'enfant du partenaire reconnue par 2 Suisses sur 3

2) A la question 2 « Aujourd’hui, en Suisse, les enfants peuvent être adoptés par leur beaupère
ou leur belle-mère. Les enfants qui vivent dans des familles homoparentales n’ont pas
cette possibilité car ils ne peuvent pas être adoptés par le ou la partenaire de leur père ou de
leur mère. Que pensez-vous du fait que ces enfants puissent, à l'avenir, être adoptés par la
partenaire de leur mère ou le partenaire de leur père ? Seriez-vous très favorable, plutôt
favorable, plutôt contre ou totalement contre une telle possibilité? » les Suisses et les
Suissesses répondent « très favorable » à 27,8%, « plutôt favorable » à 38% (soit 65,8%
d'opinions favorables), « plutôt contre » à 16,2% et « totalement contre » à 13,7% (soit
29,9% d'opinions défavorables).

L'adoption par des couples homosexuels

3) A la question 3 «En Suisse, l’adoption d’enfants n’est pas possible pour les couples
homosexuels. Quelle serait votre prise de position si à l’avenir les couples de même sexe
pouvaient adopter des enfants? Seriez-vous très favorable, plutôt favorable, plutôt contre ou
totalement contre l’adoption dans ce cas? » les Suisses et les Suissesses répondent « très
favorable » à 20%, « plutôt favorable » à 33% (soit 53% d'opinions favorables), « plutôt
contre » à 21,9% et « totalement contre » à 22,4% (soit 44,3% d'opinions favorables).

Un retournement de l'opinion publique

Cette troisième question avait déjà été posée il y a 6 ans à la population suisse par le même
institut, et ce exactement dans les mêmes termes et en suivant la même procédure – dans
le cadre d'une commande du magazine Facts (édition du 7 avril 2004). Or la comparaison
des résultats s'avère des plus révélatrices: les chiffres de 2004, à savoir 41,3% d'opinions favorables contre 56,3 % de défavorables, sont, en 2010, presque inversés avec 53,0% d'opinions favorables contre 44,3 % de défavorables (2,3% contre 2,7% d'indécis en 2004 et
2010).

Globalement, ce retournement de l'opinion publique démontre, selon Anita Wymann,
Coprésidente de l’Organisation suisse des lesbiennes LOS - que la population suisse est
aujourd'hui tout à fait prête à voir aborder le thème de l'homoparentalité, tant aux niveaux
politique que juridique, afin que les milliers de familles concernées soient enfin protégées par
un cadre légal.

Autre élément notable : pour les trois questions posées, les femmes sont presque toujours à
10% de plus d'opinions « très favorable » que les hommes. Selon Uwe Splittdorf, secrétaire
général de PINK CROSS, cette différence s'explique par le fait que les femmes restent les
pivots de la famille en Suisse, et sont donc plus susceptibles d'avoir un jugement plus incisif
que les hommes sur la question.

On peut noter que la Suisse alémanique compte plus d'opinions favorables que la Suisse
romande, la devançant de 8,7% à 24,8% (cf. réponses « très favorables »). Selon Jean-Paul
Guisan, secrétaire romand de PINK CROSS, et Barbara Lantheman, secrétaire romande de
la LOS, ce n'est pas une surprise, la Romandie s'étant déjà montrée plus réservée lors de la
votation sur le partenariat enregistré en 2005.

C’est pourquoi les organisations faîtières demandent aux politiciennes et aux politiciens
d’accorder une attention toute particulière à cette cause légitime et d’en tirer les
conséquences qui s’imposent.

LOS et PINK CROSS, 14.06.2010

11/06/2010

Hit parade mondial de la gayfriendliness en entreprise

La Chambre de commerce internationale gaie et lesbienne présente les entreprises les plus gay friendly au monde : IBM, Google, BT Group, Morgan Stanley et Cisco Systems


Amsterdam, Pays-Bas, le 10 juin 2010 – La Chambre de commerce internationale gaie et lesbienne (IGLCC) a le plaisir de révéler les résultats de la seconde édition de l’Index international d’équité en entreprise. Ce dernier mesure la performance des entreprises multinationales en matière de diversité et d’inclusion, plus particulièrement en ce qui concerne les communautés lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT), dans les pays où elles sont implantées. L’indice est un indicateur du leadership des entreprises internationales en matière de diversité au sein des communautés locales dans lesquelles elles opèrent.


Cette année, les 5 premières entreprises les plus LGBT friendly du monde sont IBM, Google, BT Group, Morgan Stanley et Cisco Systems. Trois d’entre elles ont fait partie du Top 5 en 2009 – Google et Morgan Stanley comptent parmi les entreprises qui participent pour la première fois.


Selon le président fondateur et secrétaire général de l’IGLCC, M. Pascal Lépine, la participation à l’Index international de cette année a été plus que doublée par rapport à celle de 2009, année inaugurale. Vingt-cinq entreprises internationales, représentant un chiffre d’affaires global de plus d’un billion d’USD et employant plus de 2,2 millions de personnes dans 220 pays se sont soumises à l'enquête complète.

La participation enthousiaste de si nombreuses entreprises à l’Index 2010 prouve le rôle croissant que jouent les entreprises internationales au niveau de l’introduction et de la défense de la diversité là où elles sont présentes.


« Il est extrêmement encourageant », a précisé M. David Pollard, Chair of the International Business Equality Index Committee, « de constater que 22 des 25 plus importants participants à l’enquête de cette année ont mis en oeuvre des programmes de diversité et d’inclusion dans tous les pays dans lesquels ils opèrent et, ce qui est plus impressionnant encore, c’est que ce même nombre d’entreprises a inclus les questions LGBT dans leur programme de diversité global. Ceci est très passionnant et montre ce que le monde des affaires peut apporter à la communauté au niveau international. »


Cette année encore, l’International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (ILGA) et sa région européenne (ILGA Europe) ont joué un rôle instrumental dans le développement de l'Index. « La croissance de l’Index et le renforcement de sa couverture internationale sont de très bonnes nouvelles », ont déclaré Gloria Careaga et Renato Sabbadini, co-secrétaires généraux de l’ILGA. « Compte tenu du fait que, de par le monde, bien trop de personnes LGBTI sont encore victimes de harcèlement effréné et d’autres formes de discrimination sur leur lieu de travail, il est crucial d’être les premiers à montrer l’exemple ; c'est pourquoi le fait de récompenser les meilleures politiques et pratiques en matière d'inclusion LGBTI par le biais de l'Index international 2010 est le moyen idéal de montrer la voie à suivre à d'autres entreprises.


L’Index international a vu le jour grâce à un comité international qui comprend des professionnels gay, lesbiens et transgenre qui vivent et travaillent dans neuf pays différents d’Europe et d’Amérique du Nord.

« Trois entreprises suisses ont participé à l'Index cette année», ajoute Oliver Fritz, président de l'association suisse Network. « Même si ces entreprises n'ont pas gagné les premières 5 positions, nous apprécions beaucoup le grand engagement des représentants de l'économie suisse. »

Une copie du rapport de l’Index peut être téléchargée via ce lien

Extraits d'un communiqué de l'IGLCC