09/06/2009

Renvoi d'un postulat contre l'homophobie au Conseil d'Etat vaudois

La commission Ecole romande, issue de l’Organisation suisse des gais PINK CROSS et de l’Organisation suisse des lesbiennes LOS, salue le renvoi ce matin d’un postulat au Grand Conseil vaudois. Signé par 80 député-e-s de gauche et de droite, ce postulat demande au Conseil d’Etat d’agir rapidement pour lutter efficacement contre l’homophobie et contre  les discriminations touchant les personnes homo-,  bi- et transsexuelles.

Le postulat « Combattre l’homophobie » a été présenté au Grand Conseil en plénum ce mardi 9 juin 2009 par Anne Papilloud (SolidaritéS). Le postulat exige que le Conseil d’Etat prenne des mesures de prévention et de lutte contre l’homophobie. Il réunit les signatures d’au moins 80 député-e-s du Grand Conseil vaudois, appartenant à divers partis, de droite comme de gauche (PS, PRD, PLV, Verts, AGT, AdC). Le nombre de signatures atteste la volonté ferme d’une majorité des député-e-s de lutter contre l’homophobie et contre les discriminations subies par les personnes lgbt (lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles).

La commission se réjouit en particulier du fait que le postulat demande au Conseil d’Etat d’organiser, en collaboration avec d’autres institutions concernées et avec les associations les-bi-gaies-trans (lgbt) des journées de réflexion autour de la lutte contre l’homophobie, à l’instar des Assises genevoises contre l’homophobie qui auront lieu les 4 et 5 septembre. Les journées vaudoises permettront de faire un état des lieux et de proposer des mesures permettant de lutter plus efficacement contre les discriminations touchant les personnes lgbt. Cette lutte passe notamment par la prévention de l’homophobie, qui considère que les jeunes comme sont un public cible important. Nous proposerons donc au Conseil d’Etat qu’un travail de discussion et de réflexion soit mené lors de ces journées par les divers acteurs de la santé et de l’é ducation intervenant auprès des jeunes, en vue de mettre en place des solutions concrètes.

En effet, les problèmes rencontrés de nos jours par  les personnes lgbt  – en particulier les jeunes – ne sont de loin pas tous résolus. Certes, il y a eu des avancées réjouissantes dans l’acceptation de ces personnes par la société, et le « oui » populaire au partenariat enregistré en 2005 en est une preuve réjouissante. Toutefois, au niveau individuel, force est de constater que les personnes lgbt, en particulier les jeunes, restent confrontées à une homophobie explicite, diffuse voire intériorisée. Différentes études montrent par exemple que les jeunes homosexuels font quatre fois plus de tentatives de suicide que les jeunes hétérosexuels (cf. rapport de Christian Leu, disponible auprès de : jean-paul.guisan@pinkcross.ch Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ). Pour les parents également, la découverte que leur enfant est gai, lesbienne, bise xuel-le ou transexuel-le, est une expérience qui s’avère le plus souvent difficile, et ce malgré l’ouverture et la très grande liberté avec lesquelles on peut, de nos jours, aborder cette thématique en public (en particulier dans les médias).

Communiqué de la commission Ecole romande de PINK CROSS et LOS


Commentaires

"On était dans une société qui avait ses avantages et ses inconvénients, mais dans laquelle il y avait un espace laissé à la part obscur de l’homme où on pouvait injurier quelqu’un faire des trucs un peu marginaux, pour laisser la vapeur fuser. Depuis douze ans ou quinze ans, un certain nombre de petits fanatiques, chacun dans son domaine étroit, le professeur Untel vous interdit de fumer, le professeur Truc de manger de la viande, le professeur Chose vous interdit de boire du vin, on vous interdit de dire des gros mots, on vous interdit d’injurier telle et telle catégorie de la population…

"On est en pleine vague de puritanisme et on veut transformer l’homme en ange. Laissez-moi vous dire une chose : les criminologues savent ça, ça ne marche jamais. Et on a l’obéissance de 90 % de la population, 10 % qui bouillone en disant : « Ils commencent à nous casser les pieds en disant « pas ceci », « pas cela » et « pas de ceci », « pas de cela » et pas des tas de choses, et à la fin du compte, il y en a, comme l’autre jour en bas de chez moi, dans le XIIIe arrondissement, sur le chemin que prennent mes enfants pour aller à l’école, un fou, voilà, il prend son fusil, il tire sur les gens. Ca nous pend au nez parce qu’on a essayé…, on n’a pas réfléchi à la conséquence globale de chaque petit fanatisme particulier…"

Autant dans la tronche des fanatiques !

Écrit par : Xavier Raufer- Criminologue | 11/06/2009

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