30/05/2009

Nouveau secrétaire général à PINK CROSS

PINK CROSS a désigné son nouveau secrétaire général en la personne de Monsieur Uwe Splittdorf, qui  va succéder à Moël Volken. Il entrera en fonction officiellement le 03 août 2009.

Né à Francfort en 1966, Uwe Splittdorf a exercé la fonction de cadre dans divers secteurs économiques. En ce moment, il travaille comme représentant suisse, project-manager et conseiller de marketing pour l’institut Fraunhofer. Au niveau de l’engagement pour la cause des gais, il a notamment été coordinateur régional du Völklinger Kreis (le « NETWORK » allemand) et, en Suisse, il s’est engagé, précisément, dans NETWORK, dont il organise entre autre la présence à la Pride. Il vit près de Zurich.

Pour le comité de Pink Cross

Pierre Schommer                    Pierre André Rosselet                          
membre du Bureau exécutif     co-président

Le 28 mai 2009



19/05/2009

Orientation sexuelle et suicidalité

Version courte d'un communiqué envoyé les 12/13 mai qui a peut-être moins retenu l'attention des médias en raison d'une actualité les-bi-gaie chargée en Suisse romande...

Orientation sexuelle et suicidalité - une étude de Christian Leu, (Schüpfen) mandatée par la commission Bildung de PINK CROSS, LOS et FELS sur les résultats qu’apportent les recherches sur le suicide des adolescent-e-s ho-mo- et bisexuel-les-e.

Des jeunes s’ôtent la vie – et nul n’y prête attention

Les jeunes gais, lesbiennes et bisexuell-le-s présentent un risque de suicide significativement plus éle-vé. Les écoles jouent un rôle clé à cet égard. C’est ce que montre un rapport commandé par les or-ganisations faîtières des gais, des lesbiennes et de leurs parents. Ce rapport a fait l’objet d’une pré-sentation lors d’un séminaire destiné aux professionnels de l’enseignement « S.O.S - Orientation Sexuelle et Ecole » qui a eu lieu le 16 mai à l’université de Zurich.

Le rôle déterminant de l’écoleLes écoles ignorent l’orientation et l’identité sexuelle et en font un tabou. Elles laissent des adolescent-e-s homo-, bi- et transssexuel-le-s subir des discriminations et des mises à l’écart par d’autres jeunes de leur âge. Les problèmes psychiques qui en résultent sont décisifs dans le risque de suicide. Le rapport montre que

  • l’école a une influence déterminante sur le jugement porté sur les jeunes qui sont les-bi-gais ou qui ne se confor-ment aux idées en vigueur en matière de genre;
  • une ouverture en actes des écoles en matière d’orientation et d’identité sexuelle est un des facteurs de protec-tion les plus importants;
  • les écoles peuvent créer un climat positif à l’égard de l’homosexualité (plans d’étude, stratégie, groupes de soutien).

 

Nos revendications

Pour mener à bien une prévention spécifique du suicide des personnes homo, bi- et transsexuelles, il faut considérer que ces groupes font partie de groupes à risque exposés à une suicidalité plus élevée, et intégrer cette notion dans les pro-grammes de prévention du suicide privés et publics.Des efforts sont à faire dans les domaines suivants:

à l’école:

  • Le thème de l’homo-, bi- et transsexualité est abordé tôt, régulièrement et sans jugement de valeur.
  • Intégration de cette thématique dans les plans d’étude et les outils pédagogiques.
  • Préparation des enseignant-e-s au cours de leur formation et de la formation continue.
  • Références complètes à toutes les orientations et diversités sexuelles dans les règlements scolaire et les politiques de la diversité.

dans les secteurs du social et de la santé:

  • Sensibilisation des associations professionnelles, des permanences conseil.
  • Formation des professionnel-le-s du social et de la santé.dans la société:Programmes de sensibilisation destinés à combattre la stigmatisation de l’homo- bi et transsexualité.

instances potentiellement compétentes:

  • médias
  • politicien-ne-s et autorités
  • familles et associations qui s’y rapportent

Ce rapport peut être téléchargé sur www.sos-tagung.ch ou commandé par e-mail au secrétariat romand de PINK CROSS

Communiqué de presse – Zurich/Bern, le 16 mai 2009

17/05/2009

Des vertus d'une police de la pensée

Le dérapage de jeunes UDC rapporté notamment dans cet article du Matin Bleu online (voir ce lien), avec un minuscule extrait de la réaction dont j'ai fait part au journaliste est l'occasion de dire qu'il faudra une fois s'expliquer sur les tenants et aboutissants d'une prétendue assimilation de nos revendications à une police de la pensée. Dans l'immédiat, je me contenterai d'un élément à prendre en considéreration sous forme de question: Que pensez-vous qu'il serait arrivé si ces jeunes en mal de provocation en avaient dit la moitié ou le quart à propos des Juifs ou des Noirs? Ils n'auraient même pas eu besoin de l'article 261 du code pénal pour être frappés d'un opprobre quasi unanime. Le politiquement correct : on doit faire mécaniquement attention à ce qu'on dit des minorités qui nous déplaisent, en attendant qu'un jour on  grandisse,  et qu'on acquiert une vision du monde un peu plus large qui rende superflue toute police de la pensée.