19/10/2008

Des versets qui dérangent trop ou pas assez?

Les dernières notes consignées sur ce blog n'ont pas retenu l'attention de notre hôte. Qui n'y était nullement obligé par ailleurs, mais  on peut s'étonner qu'un sujet dont les mots-clés étaient

  • événement genevois
  • religion, théologie, Bible, christianisme
  • politicien-ne-s genevois (Jacques-Simon Eggly, Catherine Gaillard)
  • misogynie (de l'apôtre Paul?, de la Bible en général?)
  • homophobie (de l'apôtre Paul?, de la Bible en général?)

n'ait pas été jugé digne d'attention. Cf. cette note. A moins qu'il ne s'agisse d'un problème technique qui certes a été évoqué,  et qui ne serait donc toujours pas résolu.

A toutes fins utiles, signalons que la dernière conférence du Cycle "Les Versets qui Dérangent" aura lieu

mercredi 22 octobre à 20h
Uni Bastions, salle B112

Table ronde avec des pasteurs adventiste, évangélique et réformé.

Que s'est-il passé pendant les trois premières conférences?

 La conférence introductive a porté principalement sur l'attitude qu'on a par rapport à la Bible. Entre une approche absolutiste (fondamentaliste)  et une approche relativiste (qui fait dire au texte ce qu'on veut), il y a une troisième voie? C'est celle que défendait Pierre Bühler, professeur d'herméneutique à l'Université de Zurich (après avoir enseigné à Neuchâtel).

 L'invité de la troisième conférence, Anfreas Dettwiler, professeur d'exégèse du Nouveau Testament à Genève,  s'est dit complètement en phase avec les options herméneutiques, son approche de la Bible repose sur les mêmes bases. Lui s'est s'attaché à montrer comment on pouvait faire une analyse très poussée, très pointue, en se limitant aux deux textes pauliniens (de Paul ou attribués à Paul). Au préalable, il a évoqué le statut changeant de la femme au long des différentes phases du christianisme primitif. Il a fait de même pour ce qui est de la perception de la sexualité dans les temps bibliques, et dans les civilisations environnantes comme celle de la Grèce et de son héritier l'empire romain.

Entre ces deux soirées de réflexion théologiques, il y a eu une soirée qui a donné la parole à un homme et à une femme politiques. Chacun a évoqué son rapport (empathique ou distant) à la tradition chrétienne et aux textes bibliques. La place des femmes et l'homosexualité ont été abordées, selon des perspectives qui parfois divergeaient, parfois qui se recoupaient. Ce n'étaient plus les versets qui dérangent mais les thèmes qui fâchent comme le mariage, l'adoption et l'insémination artificielle. Par ailleurs, le thème du maintien des racines religieuses d'une république comme le canton de Genève, articulé à sa laïcité a été longuement discuté, y compris avec le public.

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