21/05/2008

Brochure fédérale sur le harcèlement sur le lieu de travail

L'orientation sexuelle y est désormais abordée. 

PINK CROSS constate avec satisfaction que l'orientation sexuelle est abordée comme un thème à part entière dans la nouvelle brochure de conseils publiée par la Confédération et traitant du harcèlement sexuel sur le lieu de travail.

Désormais, quiconque se sent harcelé en raison de son orientation sexuelle trouvera le SECO à ses côtés. Les remarques sexistes ou les plaisanteries basées sur l'orientation sexuelle, c'est-à-dire sur le fait qu'une personne est lesbienne, gaie ou bisexuelle, tombent dans la catégorie de ce que la brochure décrit comme étant du harcèlement sexuel. Cette brochure, éditée conjointement avec le Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes, donne des conseils pour se défendre et des informations sur les fondements juridiques.

La brochure ne peut toutefois pas garantir un arrangement à l'amiable pour les conflits du travail liés à l'orientation sexuelle. En cas de nécessité, PINK CROSS ( romoffice@pinkcross.ch Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ) donnera aux hommes gais et bisexuels la possibilité de trouver une écoute et des conseils adéquats. Les membres de PINK CROSS bénéficient automatiquement d'une assurance protection juridique pour de tels cas.

Lien pour télécharger la brochure

COMMUNIQUE DU 05.05.2008 

Commentaires

"Désormais, quiconque se sent harcelé en raison de son orientation sexuelle..."

Ca s'applique aussi aux pédophiles ? Parce que la pédophilie, c'est bien une orientation sexuelle, n'est-ce pas ? Dont les porteurs ne sont pas plus responsables que les autres "différement orientés", si on y pense...

Écrit par : Scipion | 22/05/2008

Les gens ne sont pas responsable de leur orientation ou de leurs pulsions,mais ils sont bel et bien responsables de leurs actes. La pédophilie, quand il y a passage à l'acte, implique par définition des mineurs, c'est-à-dire des personnes qui n'ont pas atteint l'âge de consentement. C'est l'honneur et la grandeur de notre société, de faire primer la protection des mineurs, et des plus faibles en général, sur le droit des plus forts (les adultes, riches ou simples consommateurs) à assouvir leurs pulsions et leurs fantasmes.

De ce point de vue, on est aux antipodes de la société antique grecque et romaine, supposée plus tolérante pour certaines moeurs sexuelles, alors qu'en réalité cette tolérance signifiait que les femmes, les enfants et les esclaves étaient susceptibles de devenir les objets sexuels (c'est-à-dire qu'ils soient consentants ou non) des citoyens mâles, libres et adultes (avec des variantes locales et temporelles).

Le parallèle ou la comparaison entre pédophilie et homosexualité risque d'obscurcir le débat davantage qu'il ne l'éclaire. Il risque même de faire beaucoup de tort aux personnes atteinte par l'amalgame, et de les enfoncer, alors qu'elles ne sont pas plus attirées par les enfants que ne le sont leurs semblables humains hétéros.

Écrit par : Jean-Paul Guisan | 22/05/2008

Les commentaires sont fermés.