17/05/2008

Le Conseil fédéral doit combattre les préjugés, au lieu de les bétonner!

A propos de la réponse du Conseil fédéral à la question du Conseiller national Mario Fehr

Pour PINK CROSS l'Organisation suisse des gais, l'attitude du Conseil fédéral en matière d'adoption pour les gais et les lesbiennes est absurde: les gais et les lesbiennes célibataires ont le droit d'adopter, mais cela leur est interdit dès lors qu'ils vivent en couples et régularisent leur partenariat devant la loi.


PINK CROSS prend au sérieux les réticences qu'éprouve une partie de la population face à l'adoption par des gais et des lesbiennes... Mais, de la part du gouvernement fédéral, l'Organisation suisse des gais attend une approche plus sérieuse de la question, ce qui implique:

une évaluation de la situation actuelle

  • Les gais et les lesbiennes célibataires peuvent adopter. Dès qu'ils ou elles se partenarient, ils ou elles n'ont plus ce droit.
  • Les enfants sont une réalité, notamment dans les couples de lesbiennes. Il n'est pas question de caprices étranges, mais d'enfants en chair et en os avec leurs droits.

 

un engagement actif contre les préjugés

Lorsque la majorité d'un pays a des préjugés contre une minorité de leurs concitoyennes et concitoyens, c'est la mission de l'Etat de mener une politique active qui va à l'encontre de ces préjugés. Si une politique est fondée sur les préjugés existants, elle entre en contradiction avec les fondements juridiques de l'Etat.

En outre, PINK CROSS rend ses interlocuteurs attentifs au fait qu'à l'heure des familles monoparentales  et recomposées, on ne rend pas fait justice à la situation de nombreux parents et enfants - et ce indépendamment de l'orientation sexuelle - si on se concentre exclusivement sur le modèle traditionnel,.

Réponse du Conseil fédéral à Mario Fehr

Dans sa réponse au Conseiller national zurichois PS Mario Fehr, le Conseil fédéral a défendu l'interdiction d'adopter dans la loi sur le partenariat en se référant au fait que les gais et les lesbiennes célibataires peuvent adopter et que de ce fait l'interdiction qui figure dans la loi sur le partenariat n'a aucun caractère discriminatoire. En outre, il a renvoyé au rôle que l'interdiction d'adopter a joué dans l'acceptation de la loi sur le partenariat par la population et au principe fondamental selon lequel les enfants doivent en principe avoir des parents de sexes différents.

 

 

01:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Je respect et defend le libre choix de sa sexualité pour tous et pour autant que ça n'implique que des adultes consentants.

Mais ce n'est pas une raison pour oublier certains aspects biologique fondamentaux. Un couple homo n'est pas la situation naturelle "normale" et ne permet pas de procréer. Donc est ce que la loi devrait aller au delà de la nature et permettre de placer un enfant dans ce contexte alors qu'en realité il est bien entendu issue d'un homme et d'une femme ?

Pour moi non, liberté et égalité oui, mais vous ne pouvez pas exiger le beurre et l'argent du beurre au détriment d'un enfant a qui on n'a pas demandé son avis.

Écrit par : Eastwood | 17/05/2008

Ce n'est pas un préjugé que de penser que l'homosexualité est contre nature!

Le Conseil Fédéral n'est pas là pour défendre des catégories de gens soi disant victimes de préjugés. Par contre le Conseil Fédéral est là pour protéger des enfants fortement malmenés par la vie jusqu'à maintenant s'ils sont adoptables.

Admettre des "unions" d'homosexuel(le)s est normal, mais pas plus!!!!!

Écrit par : salegueule | 18/05/2008

Le jour où les couples homo pourront procréer, le fait d'avoir des enfants ne sera plus discuté. Mais d'ici là, il ne peut pas en être question. C'est une union contre nature et l'enfant n'a pas à subir ces conséquences. De telles adoptions doivent être combattues au même titre que la pornographie. La protection de l'enfance prime sur l'égoïsme des adultes.

Écrit par : Viva | 20/05/2008

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