04/01/2008

Gais et lesbiennes dans le sport

Communiqué pour le lancement du thème de l'année 2008

L'organisation suisse des lesbiennes LOS et l'organisation suisse des gais Pink Cross ont placé l'année 2008 sous le thème "Gais et lesbiennes dans le sport".

Buts:

-    sensibiliser le grand public au fait que l'homophobie reste largement répandue
     dans le monde du sport;

-    conjointement avec les organisations sportives, d'améliorer la situation pour les
     gais et les lesbiennes.

L'engagement des gais et des lesbiennes dans le sport est aussi intense que pour les personnes hétérosexuelles. Cependant, l'homosexualité reste un thème tabou dans ce domaine. La peur d'être exclu-e ou dénigré-e reste vive. Dans les sports de haut niveau, les gais et les lesbiennes doivent aussi compter avec la possibilité de perdre des contrats de sponsoring ou des places de travail. Il n'est donc pas surprenant qu'en Suisse il n'y ait presque pas de sportif ou sportive de haut niveau qui ait rendu public son homosexualité. Barbara Ganz, ancienne coureuse cycliste, reste une des personne homosexuelle à avoir présenté sa partenaire aux médias.

Dans le sport amateur, il reste également beaucoup à faire. Chez les jeunes, un suicide sur quatre serait lié à l'homosexualité. Pour pouvoir faire leur coming out dans de bonnes conditions, les jeunes gais et lesbiennes ont aussi besoin d'être sûr-e-s qu'ils et elles ne seront pas exclu-e-s de leurs clubs sportifs.Lors de grandes manifestations sportives, les fans scandent souvent des slogans homophobes sans que ni leur club ni les organisateurs ne cherchent à les en empêcher. Ce n'est pas un hasard si LOS et Pink Cross ont choisi le thème du sport pour l'année 2008, année où la Suisse et l'Autriche accueilleront la Coupe d'Europe de football et des Jeux Olympiques de Pékin. Nous voulons d'une part que l'homophobie dans le sport fasse l'objet d'un débat public et nous voulons d'autre part entrer en discussion avec les responsables des grandes organisations sportives, afin de trouver ensemble des solutions à ce problème.

Pour cette année du sport, en plus du travail politique, diverses activités sont prévues. Une des plus importantes sera de rendre les gais et lesbiennes plus visibles lors des grands rassemblements sportifs. Nous voulons aussi provoquer la discussion aux quatre coins du pays par l'organisation de tables rondes et de conférences.

sport08_logo-kleinLe lancement du thème "Gais et lesbiennes dans le sport" sera célébré lors d'une party de la Saint-Sylvestre au Schiffbau de Zurich. Lors de cette fête, Brigitte Röösli, co-présidente de LOS et Pierre Rosselet, co-président de Pink Cross présenteront en exclusivité le logo choisi pour cette année.


Commentaires

Et si on est pd et qu'on a rien à fiche du sport ? On se la coince pour une année ?

Écrit par : stephane-2 | 04/01/2008

Très bon article, dans notre club, personne n'est exclu, mais votre intervention en ligne à l'avantage de se poser plus de questions en rapport avec cette situation qui concerne un certain % de la population, pour nous la pratique sportive est ouverte à tous, dès lors, pourquoi créer des clubs homo ?

Écrit par : jean-dominique | 04/01/2008

Plusieurs clubs sportifs ne se soucient pas de la "catégorie" de leurs membres :-) , dès lors pourquoi créer des assosiations homo au lieu de dialo"gai" avec les hétéros ?

Écrit par : jean-dominique | 04/01/2008

Aha ? Et si Martina Hingis venait chez vous, pensez-vous pouvoir lui faire arrêter la coke ?

Écrit par : Rabbit | 04/01/2008

Merci à Jean-Dominique de nous communiquer cet esprit d'ouverture. Tous les clubs le ne sont pas et tous les homos ne les ressentent pas comme tels. Un club de sport gai n'exclut pas de faire partie d'un club généraliste. Un club de sport gai ou lesbien remplit plusieurs fonctions. Des gais qui avaient renoncé une fois pour toutes au sport depuis les leçons de gymnastique où ils se sentaient exclus (même quand on ne se moquait pas ouvertement) découvrent que faire du sport est à leur portée.

Les clubs de sport gais représentent aussi une alternative ou un complément à la socialisation. Les hétéros ne se rendent pas comptent de la solitude dans laquelle les gais risquent de se trouver. Dans la vie de tous les jours, au travail, tout le monde assume, même sans méchanceté aucune, qu'on est hétéro, c'est normal, c'est la majorité. Les rapports humains entre hommes, entre femmes, entre hommes et femmes, sont basés sur cette structuration sans qu'on y pense. Les gais et lesbiennes ont besoin de se retrouver dans des circonstances où l'attirance pour le même sexe va de soi.

Il est par contre souhaitable de ne pas passer toute sa vie non professionnelle dans un univers exclusivement homosexuel, et d'ailleurs c'est la réalité et le choix de bien des gais et des lesbiennes.

Écrit par : Jean-Paul Guisan | 18/01/2008

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