20/12/2007

Des mouches sans gène

Des chercheurs de l'Université de Lausanne ont montré qu'en manipulant un gène de la mouche drosophile mâle, on pouvait rendre cette dernière homosexuelle. En fait c'est plus subtil: la manipulation du gène lève le filtre qui inhibe la libido à l'égard de l'autre sexe. Ce qui laisserait entendre qu'à la base de la sexualité de ces mouches, c'est une bisexualité égalitaire qui prévaut.

Quoi qu'il en soit, voici comment je me suis exprimé dans le journal 20 Minutes du 18 décembre 2007:

«Que faire d'une telle étude?»
Secrétaire romand de l'association suisse des homosexuels Pink Cross, Jean-Paul Guisan n'est pas dérangé par cette découverte
«A titre personnel je pense qu il ne faut jamais censurer la science. Mais que va-t-on faire des résultats de ces recherches? Changer les homos?» Méfiant à l'égard des risques de la tentation de l'eugénisme Jean-Paul Guisan pense qu'il ne faut pas réduire l'attirance et le comportement qu'à un gène.

A développer.

Commentaires

J'ai une question toute bête: Sera-t-il encore possible de parler de "sodomiseur de mouche", sans passer pour homophobe ?

Écrit par : Bla-Blo-gueur | 22/12/2007

La zoophilie étant interdite, on s'exposera à une plainte pour diffamation. Si la mouche est consentante, il y aura des circonstances atténuantes. Mais rassurez-vous: il n'y a aucune raison pour que vous passiez pour homophobe: les homos n'ont pas le monopole de la sodomie. Elle se pratique aussi entre hétéros, par exemple quand la jeune fille doit rester demoiselle jusqu'à son mariage.

Écrit par : Jean-Paul Guisan | 27/12/2007

L'homosexualité ne constitue pas un problème en soi. Cest peut-être sa mise en caste. Est-ce génétique ou psychologique? Nul ne sait. Tout ce que l'on sait, c'est que l'homme est un être de culture plus que de nature, si ce concept même n'est pas lui aussi culturel.

Le fait que les homosexuels s'engagent professionnellement parmi eux dès qu'ils ont un minimum d'un tel pouvoir peut parfois froisser.

Comme expérience de la sexualité et de sa découverte, citons les rencontres traumatisantes avec l’homosexualité dans le monastère de Turin où Rousseau était censé se convertir au catholicisme, puis plus tard à Lyon quand il n’avait pas de logement. Dans tous les cas, ces expériences créent en lui une aversion très forte qui contribueront à le détourner de la sexualité en général.

Ou encore, son cordial ennemi, Voltaire, qui séjourna au château de Sans-Souci, dont Frédéric II, roi de Prusse, avait commandé la construction, et qui se vit encerclé par ses gardes. L'empereur avait l'habitude de faire venir de Paris de jeunes éphèbes, et les gardes pensaient que le philosophe des Lumières étaient l'un d'eux. Imaginons le jeune Voltaire s'écrier "Au secours. Non, non, non, je n'en suis pas un!"...

Peut-être faut-il chercher dans ce genre d'expérience le germe d'un agacement, voire d'une sourde colère contre ce comportement sexuel caractéristique.

Mais gardons-nous de fonctionner sur des modèles stéréotypés!

Blogueusement vôtre,



Écrit par : Micheline Pace | 01/03/2008

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